Message perso... Prenez le temp de lire svp

Je c ke les articles sont tré long é ke la plupart d'entre vous se lasseront apré les trois premieres lignes mé faites un éffort car il s'agit la de votre histoire votre culture.
Je rend hommage a tout ces grands hommes sans qui nous ne serions pa se que nous sommes maintenant.Pour tout ce k'ils ont fait ils méritent au moins que l'ont sache qui ils sont et que l'ont ne lé oublis pa.
Je tiens a dire aussi que cet liste n'es pa fermé et si vous avez en tete des personalités noirs qui selon vous on aporté quelque chose a la cause ou alor qui ont de quoi nous rendre fier d'etre noir faite le moi savoir et je ferai le nécessaire pour les rajoutés.
Merci d'avance et bonne visite!!!
J'ai essayé de mettre des liens hypertexe sur pratiquement tout les textes des photos donc en cliquant sur les texte bleu surligné vous décrouvrirez des vidéos ou meme des blogs donnant des préssitions sur la personnalité en question...
A++++

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# Posté le jeudi 30 novembre 2006 00:02

Modifié le samedi 24 novembre 2007 11:33

Martin luther king..

Martin luther king..
Le révérend Martin Luther King Jr, né à Atlanta (15 janvier 1929 - 4 avril 1968), était un pasteur baptiste et un militant afro-américain pour les droits civiques. Il a organisé et dirigé des marches pour le droit de vote, la déségrégation, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les noirs américains (afros-américains). La plupart de ces droits ont été promus par la loi américaine « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act ».

Il est surtout connu pour son discours « I have a dream » (J'ai un rêve), prononcé le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté. Il rencontre John F. Kennedy qui lui apporte un grand soutien pour la lutte contre la discrimination raciale.

Sa détermination, son éloquence, son charisme furent les armes qu'il procura à tout un peuple pour combattre l'injustice dont il était victime.

Il est diplômé du Morehouse College avec un Bachelor of Arts en sociologie le 8 juin 1948 et du Crozer Theological Seminary avec un Bachelor of Divinity (qui correspond à une licence en théologie) le 8 mai 1951. Il a reçu un Doctor of Philosophy de l'Université de Boston le 5 juin 1955.

Des accusations de plagiat contre sa thèse de doctorat à l'Université de Boston aboutirent en 1991 à une enquête officielle de responsables de cette Université, qui conclut qu'environ un tiers de la thèse avait été plagié d'un article écrit par un étudiant diplômé antérieurement, mais il fut décidé de ne pas retirer son titre à King, car la thèse constituait tout de même "une contribution intelligente au savoir" [1]. Il en est de même dans certains de ses discours, mais Keith Miller soutient [2] que dans ce derniers cas, c'est une pratique courante des afro-américains et que l'on ne peut considérer cela comme du plagiat. Toutefois, comme Theodore Pappas le note dans son livre Plagiarism and The Culture War : The Writings of Martin Luther King, Jr, and Other Prominent Americans [3], King avait en fait suivi un cours sur les normes de la production intellectuelle et le plagiat à l'Université de Boston.

Le 18 juin 1953 il se marie avec Coretta Scott King.

En 1954, Martin Luther King devient le pasteur de l'église baptiste de l'avenue Dexter à Montgomery, dans l'Alabama. Il est le meneur du boycott des bus de Montgomery en 1955, qui commence lorsque Rosa Parks refuse de céder sa place à une personne de couleur blanche. King est arrêté durant cette campagne, qui se termine par une décision de la Cour Suprême des États-Unis déclarant illégale la ségrégation dans les autobus, restaurants, écoles, et autres lieux publics.

En 1957, il est élu président de la Southern Christian Leadership Conference[4] (SCLC), et le resta jusqu'à sa mort. La SCLC est une organisation pacifique qui participa activement au Mouvement pour les Droits Civiques[5].

Le point d'orgue du combat de Martin Luther King est en 1963 son illustre discours « I have a dream ». Il y manifeste fermement sa volonté et son espoir (son rêve) d'une Amérique vraiment fraternelle.

En 1964, Martin Luther King se voit décerner le Prix Nobel de la paix. Inspiré par l'½uvre de Gandhi et membre de la branche américaine du Mouvement International de la Réconciliation, il est considéré comme un des leaders les plus importants de la non-violence du XXe siècle.

Peu avant sa mort, il renforce son combat pour défendre les Noirs par un combat pour défendre les pauvres.


Le balcon du Lorraine Motel où est assassiné Martin Luther KingIl est assassiné le 4 avril 1968 à 18 heure 01 à l'âge de 39 ans sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee, en préparant une marche locale destinée à appuyer le syndicat d'ouvriers noirs de l'hygiène de la ville qui est alors en grève. L'assassinat est la cause d'une vague nationale d'émeutes dans plus de 60 villes. Quatre jours plus tard, le Président Lyndon Johnson déclare un jour de deuil national pour le chef de Droits civiques. Ce fut le premier noir pour qui un deuil national fut déclaré aux États-Unis. Le même jour, une foule de 300 000 personnes assistent à son enterrement. Après sa mort, c'est son bras-droit, Ralph Abernathy, qui prend la tête du Southern Christian Leadership Conference (SCLC) que dirigeait jusqu'alors Martin Luther King.

Son assassin James Earl Ray était un franc-tireur et un militant ségrégationniste présumé. Il était posté dans un hôtel en face de l'endroit où se trouvait Martin Luther King et était situé dans la dernière chambre. Il tira une seule balle avec une carabine à lunette de la fenêtre de la salle de bain. Il fut par la suite condamné à 99 années de prison. Mais un procès qui eut lieu en 1999 a remis la première version des faits en cause, en raison de nouveaux témoignages.

Quelques phrases célebres: "I have a dream that one day little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers "
"If a man hasn't discovered something that he will die for, he isn't fit to live"..

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# Posté le jeudi 30 novembre 2006 00:03

Modifié le samedi 24 novembre 2007 11:33

Malcolm X

Malcolm X
Du statut de diable qui était le sien dans les années 60 - à sa mort en 1965 il était un “démagogue irresponsable” pour le New York Times et un “désastre pour le Mouvement des droits civiques” pour le Time -, Malcolm X a accédé post-mortem au rang de “sainte icône” vénérée par toute la mouvance hip-hop de toutes les mégalopoles de la planète. Ceci en grande partie suite au film “Malcolm X” réalisé en 1992 par Spike Lee et financé grâce à l'élite noire de l'entertainment (“Air” Jordan, “Magic” Johnson, Janet Jackson, Oprah Winfreh ...). Hollywood accepta de distribuer le film mais coupa au passage plus de deux heures du film de Spike Lee et vendit ainsi une version de la Révolution tout autre que celle prônée par le leader assassiné... mais conforme aux intérêts de l'industrie cinématographique contrôlée par l'establishment américain.

Au final du compte, on aboutit à la situation paradoxale où l'homme le plus méfiant vis-à-vis des institutions, du pouvoir et des partis de l'Amérique étasunienne est cité, à tort et à travers, par un grand nombre de conservateurs noirs ; et où l'idée séparatiste (entre “Africains-américains” et “Caucasiens”), que Malcolm X abandonna, est reprise par la bourgeoisie noire et les blancs “libéraux” pour tenter de justifier l'abandon des programmes d'“affirmative action” (“discriminations positives” qui fixent des quotas pour les minorités ethniques dans les écoles, les universités ou la fonction publique), avec comme message sous-jacent : « Pas besoin de l'argent des Blancs (Arrêtons d'investir dans des programmes sociaux), nous, Africains-américains pouvons nous organiser nous-mêmes (Démerdez-vous pour maintenir un semblant d'ordre dans les ghettos tout seuls) ».

Là où Malcolm X expliquait que « Ce n'est pas le problème de notre peuple... de vouloir la séparation ou l'intégration. L'usage de ces mots cache la réalité. Les 22 millions d'Afro-américains ne cherchent ni la séparation ni l'intégration, mais la reconnaissance et le respect auxquels a droit tout être humain », les “libéraux”, noirs comme blancs, jouent successivement avec l'un et l'autre mot pour surtout ne pas accorder le respect et la reconnaissance de leur humanité à tous les laissés-pour-compte - quelque soit l'étiquette ethnique que l'on cherche à leur coller - fabriqués par l'AmériKKKa. Face à ces attitudes révisionnistes, il convient de revenir sur le parcours et les idées de “Brotha Malcolm”.

A écouter la légende, c'est par une sorte de révélation mystique et par la prêche de Black Muslims (membre de la Nation of Islam) lors des six années qu'il passa en prison que Malcolm Little, petite frappe issue du Ghetto, serait devenu Malcolm X le nationaliste noir.
C'est une des caractéristiques de la société américaine que de placer la religion au centre de la société : chaque billet de banque le proclame (“In God we trust”), le président prête serment sur la Bible lors de son investiture ainsi que toute personne appelée à témoigner dans un procès, etc. Le mythe de Malcolm X n'échappe pas au puritanisme des Etats-Unis, systématiquement on lui a retiré toute influence plus politique : ce ne serait que grâce à la Nation of Islam que Malcolm Little aurait cessé d'être un drogué, Malcolm X aurait rompu avec les doctrines racistes (lorsqu'on reconnaît que sa pensée sur ce sujet a évolué, ce qui n'est pas toujours le cas) uniquement suite à son pèlerinage à La Mecque.
Certes Malcolm X n'a jamais déclaré être un athée et l'on sait que tout au long de sa vie la religion a toujours eu une grande importance, au moins au niveau personnel et souvent au niveau public ; mais si il était fils de prédicateur, d'autres influences de courants politiques ont joué leur part dans la formation de l'orateur et du penseur qu'était Malcolm X ; influences qui dérangent, notamment aux Etats-Unis.
Justement, Revenons sur le père et la situation familiale de Malcolm. Le pasteur baptiste Earl Little prêchait, à l'instar de Marcus Garvey, le retour des Nègres en Afrique. A ce titre, il était l'objet de toute “l'attention” du Ku Klux Klan. Earl Little avait perdu un ½il dans une bagarre, cinq de ses six frères avaient été assassinés par des Blancs ; lorsque l'enfant Malcolm avait 4 ans la maison familiale avait été incendiée par le Klan et enfin il mourut - lorsque Malcolm avait 5 ans - victime d'un assassinat, simple accident de la circulation d'après la police. On peut penser que ces événements tragiques avaient déjà dû passablement influé sur la manière de voir de Malcolm.
La légende “malcolmiesque” a également tendance - et cela était patent dans la version tronquée du film de Spike Lee - à faire l'impasse sur l'expérience qu'avait Malcolm de sa propre condition sociale. Expérience de sa condition sociale qui n'a pu que fortement peser sur la formation de ses idées politiques. Ainsi Malcolm X a très bien connu les conditions de vie du prolétariat noir : « pendant la deuxième guerre, encore adolescent, il travailla dans les wagons restaurants ; alors, un des secteurs où les travailleurs noirs étaient particulièrement combatifs et organisés syndicalement. Plus tard, en prison, Malcolm X a connu la dureté des ateliers ouvriers où, souvent, le travail n'était même pas payé. Une fois libéré, il sera ouvrier à la chaîne chez Ford à Détroit, juste le temps de se sentir à nouveau renfermé... *». On est en droit de penser que c'est de telles expériences personnelles qui amenèrent Malcolm à élargir son champ de réflexion et placer au centre de ses préoccupations tous ceux vivant « au bas du tas laissé pour compte de la société, dans des conditions de rejetés ».

Une des influences les plus considérables - et également une des plus occultée - parmi celles qui ont contribué à former le discours politique de Malcolm, est celle qu'il a reçue au cours de ses voyages à travers le monde. Les visites de Malcolm dans différents pays du Proche-Orient et de l'Afrique sont une donné fondamentale pour comprendre son parcours et les idées qu'il défendait avant d'être assassiné.
Tout d'abord en sortant de l'étouffement du régime ségrégationniste sévissant aux Etats-Unis, et - reconnaissons là le rôle joué par l'aspect religieux - en effectuant le pèlerinage de La Mecque ; Malcolm X va pouvoir s'extirper de la vision raciste que son environnement lui avait inculquée par la force : « Je crois qu'il faut reconnaître tout être humain, sans chercher à savoir s'il est blanc, noir, basané ou rouge ; lorsqu'on envisage l'humanité comme une seule famille, il ne peut-être question d'intégration ni de mariage inter-racial : c'est tout simplement un être humain qui en épouse un autre et qui vit avec lui ». Il va ainsi réfléchir à des formes de lutte transcendant les barrières raciales : « L'erreur commise dans la lute des opprimés contre leur oppresseur, c'est la division en un trop grand nombre de factions. [...] lorsque viendra le jour où les blancs en auront vraiment assez [...] lorsqu'ils apprendront à établir pour de bon une communication efficace avec ceux qui en ont assez dans les quartiers périphériques [les noirs], et qu'il y aura un peu de coordination dans l'action, les choses changeront un peu. Les choses changeront pour les noirs et pour les blancs, et vous serez engagés tout entiers. ». Réfléchir à des formes de luttes transcendant les frontières étatiques pour réunir les peuples : « La seule façon dont nous nous libérerons passe par notre identification avec les peuples opprimés du tiers monde. Nous sommes des frères de sang des peuples du Brésil, du Vénézuela, d'Haïti ... de Cuba, oui, de Cuba aussi ». Ainsi, prenant l'exact contre-pied du principe de base du Mouvement des droits civiques, qui prônait la négociation de la liberté par la non-violence parce que les Noirs sont une minorité aux Etats-Unis ; Malcolm X va s'appuyer sur le contexte international pour montrer que des attitudes de lutte différentes peuvent être mises en place : « [...] quand les 22 millions d'Américains noirs s'apercevront que nous avons le même problème que les opprimés du Vietnam du Sud, du Congo et de l'Amérique latine - étant donné que les opprimés constituent la majorité et non la minorité sur cette terre, nous serons à même d'envisager notre problème en majorité capable de revendiquer et non plus en minorité réduite à la mendicité ». Pour Malcolm, partisan de l'autodéfense (qui est un droit constitutionnel aux Etats-Unis), il est de la première importance que les noirs se décomplexent afin de commencer à se protéger et se défendre des violences qu'on leur fait subir : « A mon avis, ce que les noirs des Etats-Unis ont fait de mieux pour la cause du progrès véritable au cours des luttes qu'ils ont menées en 1964, c'est de parvenir à lier notre problème au problème africain, à faire de notre problème un problème international.. Vous connaissez les répercussions internationales qu'a l'intervention de puissances impérialistes ou étrangères dans un secteur de l'Afrique : des ambassades sautent, sont incendiées et saccagées ; aujourd'hui, lorsqu'il arrivera quelque chose aux noirs du Mississippi, vous constaterez les mêmes répercussions dans le monde entier. Je tenais à souligner ce point parce qu'il faut que vous sachiez que vous n'êtes pas isolés dans le Mississippi. Tant que vous vous croyez isolés, vous vous conduisez en minorité, comme si l'adversaire était supérieur en nombre, et ce n'est pas ainsi que vous parviendrez à gagner une bataille. Il faut que vous sachiez que vous avez pour vous une puissance égale à celle qui soutient le Ku Klux Klan. Lorsque vous saurez cela, vous parlerez au Klan dans la langue même qu'il utilise pour s'adresser à vous... ».

Malcolm X n'a pas été qu'un prédicateur cherchant à rendre leur fierté aux Américains noirs - cliché généralement véhiculé pour discréditer ou au moins amoindrir la portée de la pensée et de l'engagement de Malcolm X. Il a été une “voix pour les sans-voix“ des Etats-Unis et de l'humanité toute entière. Ce qui permet d'expliquer - à l'encontre de la thèse officielle qui cherche à vendre la version d'un règlement de comptes entre deux factions rivales d'extrémistes musulmans afro-américains - pourquoi le pouvoir a organisé et soigneusement planifié l'assassinat du “Nègre le plus en colère de toute l'Amérique”.

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# Posté le jeudi 30 novembre 2006 00:11

Modifié le samedi 24 novembre 2007 11:34

Marcus garvey

Marcus garvey
Né en Jamaïque en 1887, Marcus Garvey émigra aux Etats-Unis en 1916 et, l'année suivante, il fonda l'Association universelle pour l'amélioration de la condition noire (Universal Negro Improvement Association, UNIA, toujours en activité). Sous son impulsion, cette organisation devint le principal défenseur de " la rédemption par le rapatriement" (redemption trough repatriation), avec la bénédiction du Ku Klux Klan. La classe moyenne noire et les libéraux blancs étaient effrayés par de telles positions, pensant que la solution des problèmes raciaux reposait sur la cohabitation intelligente des différentes communautés. Le Klan, en revanche, approuvait tout à fait cette purification ethnique par un départ volontaire. Pour aider le mouvement, le Klan alla jusqu'à participer à certains meetings de l'UNIA, à l'invite de son leader. Très actif, Marcus Garvey créa son propre journal, The Negro World, à New York. Le slogan nationaliste de Garvey " One Aim, One God, One Destiny " en devint la devise.

En 1919, Marcus Garvey créé la Black Star Line, compagnie maritime censée servir le projet de rapatriement. Il fit la tournée du pays à la façon d'un monarque pour promouvoir son initiative et recueillir des investissements. A New York, il descend les rues de Manhattan à bord d'une Limousine, suivi par 250 000 adeptes. Les autorités fédérales commencent à s'intéresser à lui. En 1922, après la banqueroute de la Black Star Line, Garvey et trois de ses associés sont poursuivis par les tribunaux. Accusé de fraude postale, il reste en liberté surveillée jusqu'en 1925. Sa condamnation est alors confirmée. Il est emprisonné au pénitencier fédéral d'Atlanta. Le président Collidge commuta sa sentence en 1927 et Garvey fut envoyé en exil en Jamaïque. Il ne reste de ses projets que des paroles de chansons, Culture et quelques autres n'ayant pas renoncé au voyage :

Les Jamaïcains écoutent avec enthousiasme les meetings de Garvey, organisés dans les mois qui suivent son retour. La vie politique de l'île s'en trouve bouleversée. Il est vrai que Marcus Garvey peut compter sur le soutien d'un autre activiste, son ami Leonard Percival Howell, avec lequel il a noué des liens lors de son séjour à New York.

En dépit de cette ambiance sympathique et animée, Garvey se trouvait à l'étroit et, en 1935, il part pour l'Angleterre. De là, il surveille la régression internationale de son mouvement. Il meurt en Angleterre en 1940.
Avant de partir pour l'Angleterre, Marcus Garvey prononça à Kingston un discours qui marqua le lancement du mouvement Rasta. Dans une église de la capitale, un dimanche de 1927, il eut ces mots :

" Look to Africa, where a black king shall be crowned "

" Regardez vers l'Afrique, où un roi noir doit être couronné "

En novembre 1930 le Daily Gleaner, journal populaire de Kingston, rapporta en première page qu'un chef tribal méconnu, Ras Tafari Mekonnen, avait été couronné sous le nom de Heile Selassie I (le nom signifie " Pouvoir de la Sainte Trinité "). Les Rastas y virent un accomplissement de la prophétie de Garvey. Pour s'en assurer, ils cherchèrent dans la Bible une confirmation de la nature divine des événements, dans la tradition du revivalisme. A force de chercher, ils trouvèrent un passage qui confirmait le mythe, au paragraphe 5:5 de la Revelation :

C'est Archibald Dunkley, ancien matelot comme Howell, qui relèvera ces allusions bibliques. Plusieurs générations de Rasta ont poursuivi ce bricolage mythologique en l'enrichissant de références, de rites et de figures diverses. Aujourd'hui, l'histoire du mouvement Rasta laisse de côté la façon dont s'est constituée la croyance. Les protecteurs du mythe développe une iconographie et un discours qui doit montrer le caractère spontané et quasi-magique des faits qui ont conduit à la formation du mouvement rasta. Culture consacra par exemple la pochette de Trust Me au culte de Heile Selassie, représentant les passages de la Bible qui avalisent la croyance Rasta comme s'il s'agissait de trésors archéologiques prouvant l'existence de l'Atlantide.

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# Posté le jeudi 30 novembre 2006 00:18

Modifié le samedi 24 novembre 2007 11:36

Léopold-Sédar Senghor..

Léopold-Sédar Senghor..
Léopold-Sédar Senghor, il est né le 9 octobre 1906 à Joal, petite ville côtière du Sénégal. Issu d'une famille riche, il a une enfance sans problème. Bachelier en 1928, il poursuit ses études à Paris. C'est l'époque où il rencontre Damas et Césaire avec lesquels il établit les fondements de la négritude. Premier agrégé africain de l'université, Senghor est avant la guerre de 39-45 professeur de Lettres. Il prend part à la campagne de France, est fait prisonnier en 1940 ; réformé pour maladie, il participe au Front National Universitaire. La même année, en 1945, il est élu député du Sénégal et publie son premier recueil Chants d'ombre. Il est ensuite élu en 1955 secrétaire d'Etat à la présidence du conseil avant de devenir en 1960 le premier Président de la République du Sénégal ; il le restera jusqu'en 1980. Docteur honoris causa de nombreuses universités, membre de l'Institut de France, le 2 juin 1983 il est élu à l'Académie française.
Moi le Maitre-de-langue », écrit Léopold Sédar Senghor, « Ma tâche est d'éveiller mon peuple aux futurs flamboyants / Ma joie de créer des images pour le nourrir, ô lumières rythmées de la Parole ! » Et voilà, me semble-t-il, définies la nature et la fonction de sa poésie : la voix d'un grand poète qui a su fonder un langage exactement conforme à sa situation d'Africain francophone imprégné de plusieurs cultures, - c'est-à-dire un langage capable d'être originel et original tout en unifiant les divers courants qui l'alimentent. Un langage, donc, où (comme chez la plupart des poètes nègres qui sont avant tout des auditifs) parole, chant et musique s'identifient, et où l'image analogique surgit « sous l'effet du rythme », - « le temps et l'espace » créant « la distance favorable, le mètre même et le verset de l'orgue ». Mieux encore, Senghor écarte « tous les mots qui ne sont pas essentiels » au profit d'une Incantation qui, fût-elle enrichie de termes abstraits issus de la langue française, vibre d'abord des « Forces du Cosmos » et donne par suite au poème le « pouvoir », quasiment magique, de rendre « transparentes toutes choses rythmées ».

On comprend alors que, pour Senghor, le poète soit non seulement l'homme de « la danse » - mais qu'en oignant ses yeux de « l'huile verte de l'hétéroptère, qui fait profonde la vision », et en mangeant « le lait aigre à la farine de jujube / Comme un mets de méditation », il soit aussi le « Diseur-des-Choses-très-cachées », l'initié qui, opère « un grand déchirement des apparences », « devine la musique de l'Énigme », « poursuit le pur de (sa) passion », travaille à la quête du « lait frais de la vérité », à la « Re-naissance du Sens et de l'Esprit » et à la « révélation. de la Beauté ».

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# Posté le jeudi 30 novembre 2006 00:43

Modifié le samedi 24 novembre 2007 11:37